REFLETS 2 Extrait 1

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Sociétaire SACEM N°1487267

REFLETS 2 (Extrait)

 

L’homme, seul, entre sur le plateau et s’adresse directement au public :

 

L’homme :         – Accueille moi,  . . .

… Tu recevras des images,

Et non des mots après des mots ;

Des mots comme des mirages,
Des images, …, mieux que des mots.

 

Le jeune entre à son tour, et s’adresse de la même manière au public :

 

Le jeune :           – Ding-dong !,

Et voilà
L’inattendu passant
Qui peut changer le cours
Des berges aléatoires
Des souvenirs troublants,

La vie de chaque jour.

 

Le femme entre maintenant sur la scène et s’adresse elle aussi au public, d’un ton à la fois sérieux et solennel :

 

La femme :        – Écoute !

Chut !

Écoute enfin le temps
Que d’autres font autour de toi ;

Par leurs paroles et par leurs sens,
Par gestes, par actes et par foi.

Écoute les bien, et tais toi,
Assez longtemps pour les comprendre ;

Observe les dans leurs émois ;

Sache dans leurs regards entendre.

 

La scène se vide alors, restant un moment vide.

Le jeune entre, en tenue militaire, sac sur le dos, vient, repart, traverse la scène de long en large, rentre et sort, regarde son fusil, dédaigneux, prend et regarde son képi, puis hoche la tête, traite de même son pantalon, ses Rangers et son treillis.

 

Le jeune :           – Mais qu’est ce que je fait là ?,

Je n’ai rien demandé ;

Ils ordonnent à mes pas,
Il me faudrait tuer ;

 

Ils m’inspirent dégoût,
La haine et le combat
A moi qui suis si doux,
Victime d’être là !

 

Reprise en cœur de l’ensemble de la troupe (partie pouvant être chantée)

 

La troupe :         – De tâches d’eau en tâches de sang,
Et des massacres au nom de l’argent ;

L’armée nous a formé ;

 

De marres d’eau en marres de sang,
Par le profit tu deviendras grand ;

Chemin de société.

 

De toi à moi, si tu comprends,
Le filet d’eau devient torrent ;

De toi à moi, on nous apprend
Qu’il nous faut détester les gens.

 

Mais qu’est ce que tu veux faire,
Dans ce monde qui tourne à l’envers ;

Mais qu’est ce que tu veux fair’,
Tout seul au fin fond de cet enfer ?

 

Le petit bébé qui pleurait,
Qui de nous autres dépendait ;

Va se mettre à crier !

 

Le petit enfant qui jouait,
Jeux innocents à la récréé ;

Va se mettre à tuer !

 

Mais pour pouvoir devenir grand
La première leçon est aussi la dernière ;

Et n’oublie pas, au cours du temps
Si tu n’écrases pas tu restera derrière !

 

De tâches d’eau en tâches de sang,
Et des massacres au nom de l’argent ;

L’armée nous a formé ;

 

De marres d’eau en marres de sang,
Par le profit tu deviendras grand ;

Chemin de société.

 

Le politique entre, l’allure déconfite de celui qui est tombé de très haut, désespéré de voir ce qui est, l’allure de celui qui à vu échouer les espoirs de sa vie.

 

Le politique :   – Moi, tout ce que j’aimais,
Le calme et la sagesse
Hérités des anciens ;

Ces gens qui travaillaient
D’une dure allégresse,
Qui fabriquaient demain.

Ceux qui prenaient leur temps
Dans ce temps où les choses
N’étaient pas que des choses
Et modelaient le temps.

Les choses s’imprégnaient
Des vibrations d’artistes,
Artisans, violonistes,
Ceux qui les habitaient.

 

Le jeune revient, toujours avec sa tenue militaire :

 

Le jeune :          – C’était un incendie dans la cave à Papé ;

Lui, du fond de sa tombe et si haut dans les cieux
N’était plus consulté des occupants du lieu ;
Et les pierres sont mortes, leur cœur a éclaté.

Si j’aimais la Maison, et l’aimais de la sorte,
C’était bien cette cave, cet endroit si secret
Et souillé maintenant par ces profanateurs
Qui, eux, ne savent pas ;

Cet endroit bien à Lui
Et fait à son image ; cet endroit partagé
Où nous avons foulé, ensembles si longtemps,
Oui, des heures durant le sable des bons vins
Et des charcuteries refaites chaque année ;

« Tourne toujours d’ici » me disait il bien fort ;

Car tous ne savent pas que des meilleures choses
Est souvent un secret détenu les anciens,

Et j’aimais ses secrets, qu’est il parti si tôt ;

 

Cet endroit partagé et fait à son image
Où nous avons souvent tiré tous deux le vin,
Siphonné dans nos cœurs la substance d’Amour
Pour en tirer la moelle et pour la partager,
Pour en goûter le suc ;

M’y serais je brûlé ?

 

Mais non, l’Amour est bon et il me l’a laissé.

Saurais je reconstruire, seul à crier au monde
Qu’il suffit de vouloir et de n’être pas seul ;

Saurais je sur ses pas, aurais je le pouvoir,
Aurais je la sagesse, de suivre jusqu’au bout
Le chemin qu’à tracé l’Amour de mon Grand-Père
Et redescendre un jour dans la cave à Papé ;

Pour la ressusciter, …

… , en y tirant le vin.

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